Livre : Jacques Gernet – Le monde chinois (tome 3)

Si vous souhaitez en savoir plus sur le tome 1 et le tome 2, j’en parle ici et .

Suite et fin de l’histoire de la Chine par Jacques Gernet. Un dernier volet d’une centaine de pages qui présente un siècle d’histoire. Quatrième de couverture.

    « Fin XIXème, prise entre l’échec de sa modernisation et les progrès de l’intrusion étrangère, la Chine se délite puis tente de se restructurer autour du mouvement nationaliste de Sun-Yat-Sen. La guerre sino-japonaise et la guerre civile consécutive à la défaite du Japon en 1945 mènent à l’avènement du communisme. Depuis la mort de Mao, la Chine populaire s’est engagée dans la voie de profondes mutations économiques ».

J’avoue avoir été un peu déçu par ce troisième opus. Certes, la période présentée n’est pas bien longue mais elle est extrêmement riche. La force des précédents volets était de ne pas trop détailler, cette fois, cette force se transforme en faiblesse. Il faudra donc se rabattre sur d’autres livres pour pleinement approfondir le sujet. Cependant, le livre n’est pas dénué d’intérêt. On assiste, page après page, à la lente descente aux enfers de la Chine, se faisant déposséder de son territoire, plongeant dans la guerre civile pour enfin subir une attaque du Japon. L’après guerre voit la victoire du parti communiste annonciateur d’espoir mais entachée de graves erreurs. Enfin, à partir de 1978, l’ouverture économique apporte son lot de progrès et de malheurs. Un livre intéressant mais qui cette fois n’est pas indispensable.

A noter qu’un résumé sous forme de tableau est publié à la fin du livre ainsi que la bibliographie.

Morceaux choisis :

    « C’est le mouvement des Yihequan, qui pratiquent la boxe chinoise comme méthode d’entraînement physique et moral et ont reçu pour cette raison des Occidentaux le nom de Boxeurs » (p. 17)
    « Dans le domaine de l’enseignement, des arts et des lettres, l’épuration a été si radicale que tout ce qui sortait du cadre de la propagande officielle a été supprimé. Écoles et universités ont été fermées pendant de longues années – les universités ne rouvriront que très tardivement – et de nombreux enseignants ont été envoyés aux champs pour se réformer par le travail manuel. En matière de musique et de théâtre, seules furent admises quelques œuvres prônées par Jiang Qing, promue à la direction des affaires culturelles. » (p. 100)

Jacques Gernet – Le monde chinois (Tome 3)
ISBN : 978-2266161343

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