Bien choisir son thé

Après lecture d’un livre présentant rapidement le thé, voici un résumé qui, je l’espère, vous donnera envie d’aller plus loin dans la connaissance du sujet.

Il existe plusieurs sortes de thé mais tous viennent du même arbre, le théier. Seul le mode de cueillette et la fabrication déterminent le produit final. Il est à noter que, plus le théier pousse en altitude, meilleure est la qualité du produit final.

Les différentes variétés de thé sont :

- Le thé blanc (le plus cher).
- Le thé vert.
- Le thé bleu-vert ou oolong.
- Le thé noir.
- Le thé noir fumé.
- Le thé parfumés (c’est-à-dire avec un thé blanc de base et des fleurs) ou aromatisés (avec un thé noir, vert, ou oolong de base accompagné d’essences naturelles de fruits ou de fleurs).

Les 3 types de cueillette du thé sont :

- La cueillette impériale.
- La cueillette fine.
- La cueillette classique.

Plusieurs pays sont producteurs de thé :

- L’Inde produit essentiellement du thé noir dans les régions de Darjeeling, de l’Assam et de Nilgiri.
- La Chine produit tous types de thé. Le Yunan produit du thé noir, l’Anhui du vert et du rouge, le Zhejiang du vert, Le Hunan du vert, le Fujian du oolong, le Jiangxi du vert…
- Le Sri-Lanka produit principalement du thé noir, mais cultive aussi un peu de thé vert.
- Le Kenya produit du thé noir.
- Le Japon produit du thé vert et vert grillé.
- Taiwan produit du Oolong.

La durée de l’infusion varie selon le thé :

- Thé noir : 4 à 5 minutes d’infusion à 90°C / recommandé au petit déjeuner et pendant la journée.
- Thé vert : 3 minutes à 70°C / recommandé à midi et l’après-midi.
- Thé oolong : 5 à 7 minutes à 85°C / se consomme toute la journée et est recommandé le soir car il est faible en théine.
- Thé blanc : 7 à 20 minutes à 85°C / se déguste l’après-midi.
- Thé aromatisé : 3 à 4 minutes 85°C / il est important que l’eau ne soit pas trop chaude afin de ne pas détruire les arômes.

Pour la théière, le moyen le plus simple reste d’investir dans une théière en fonte ou dans une théière en verre qui ne gardent pas l’odeur du thé précédemment utilisé. Concernant la conservation, il est préférable d’utiliser des boîtes en métal ou en bois de cerisier.

On trouve dans les grandes villes, plusieurs magasins de thés offrant un large choix et où il est possible d’acheter des échantillons. Ces magasins ont maintenant des vitrines sur internet où il est possible d’acheter en ligne. Le prix n’est pas le même qu’en supermarché mais la qualité du produit est incomparable.

Les différences culturelles entre allemands et chinois en images

Ces affiches ont été crées par Yang Liu, une artiste sino-allemande, pour une exposition de 2007 en Allemagne. Parfois un peu caricaturales, ces images n’en sont pas moins vraies ! Vous pouvez retrouver d’autres œuvres de l’artiste sur son site personnel.

Le bleu symbolise les allemands et le rouge les chinois.

Point de vue

Style de vie

La ponctualité

Le réseau

La colère

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Exposition à Bruxelles : A passage to Asia

Si vous passez par la capitale européenne prochainement, je vous conseille de vous arrêter au musée BOZAR où se trouve actuellement une exposition intitulée « A passage to Asia ». Présentation :

« Depuis des millénaires, l’Asie et l’Europe entretiennent d’intenses relations. C’est sur terre – via la « route de la soie » – et sur mer que se sont développés les réseaux commerciaux et politiques entre Orient et Occident. Des conquérants tels Alexandre le Grand, Attila et Gengis Khan ont voyagé à la recherche de gloire, richesse et pouvoir. Marco Polo, Zheng He, Magellan, tous étaient fascinés par les richesses, la soie, les épices, la porcelaine… Le commerce a ouvert la voie à la diffusion des grands courants religieux et philosophiques, sources d’inspirations inépuisables pour l’art et la culture. A Passage to Asia met en lumière 2500 ans d’échanges entre l’Asie et l’Europe, mais aussi entre les différents peuples d’Asie, à travers une sélection exceptionnelle de plus de 300 objets d’art jamais exposés en Europe : des urnes funéraires, des tambours de bronze rituels, des bijoux en or, des ivoires, d’anciennes cartes et des textiles uniques, ainsi que les cargaisons extraordinaires d’épaves récemment exhumées des fonds marins.
Une exposition et un festival en marge du sommet ASEM (Asia-Europe Meeting) 2010. »

Cette exposition met en lumière les échanges tant commerciaux que religieux, politiques et culturels, qui ont existé pendant des centaines d’années entre l’orient et l’occident. Des trésors du monde entier sont présentés en exclusivité.

Le début de l’exposition est consacré aux objets en tous genres, et notamment un immense tambour en bronze, le gong. Impressionnant quand on sait qu’il date de trois millénaires ! On trouve dans cette salle d’autres gongs de différentes tailles et divers objets vantant les techniques avancées des asiatiques. S’ensuit divers objets magnifiques comme une « cuillère d’eau » en or finement sculptées (voir photo) ou des verres italiens retrouvés en Chine.

Une salle est dédiée à la peinture et on constate avec toujours autant de surprise que l’attachement occidentale à la restitution de la réalité n’avait aucune importance en Asie. Une peinture mongole a particulièrement retenu mon attention. Elle décrit la vie de la tribu dans son ensemble. De la mise au monde d’un enfant, l’accouplement de jeunes tourtereaux en passant par la mort, tout y est ! Dressage de chevaux, festins, discutions…

Ensuite, à l’intérieur de la pièce religieuse, on découvre des statues de Bouddha, des représentations de Jésus et du christianisme, l’ancrage de l’islam en Indonésie ou encore des icônes hindouistes. Un peu plus étonnant, une salle est consacrée aux habits des chamans et à leurs rituels. L’exposition se termine sur l’énorme trésor qui se cache en mer. Les vestiges des bateaux qui ont sombré, remontent, petit à petit, à la surface.

L’exposition est visible jusqu’au dimanche 10 octobre 2010 (10/10/10) au BOZAR, à Bruxelles. Pour plus de photos, rendez-vous sur la page de l’exposition.

Il est à noter que le 8ème sommet de l’ASEM (Asia-Europe Meeting) aura lieu à Bruxelles le 5 et 6 octobre 2010.

Photographies : La cité interdite

Livre : Balzac et la petite tailleuse chinoise

Balzac et la petite tailleuse chinoise est une autobiographie librement adaptée de l’écrivain 戴思杰 (Dài Sījié), racontant son enfance dans les camps de rééducation par le travail. Il est aussi réalisateur du film du même nom et vit en France depuis 1984. Pendant la révolution culturelle, ses parents, médecins dits « bourgeois réactionnaires » sont mis en prison. Il est envoyé en 1971 dans un camp de rééducation dans un village très difficile d’accès dans les montagnes de la province du Sichuan. En 1974, il peut enfin rentrer chez lui.

Quatrième de couverture :

« Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l’ouvrîmes silencieusement. À l’intérieur, des piles de livres s’illuminèrent sous notre torche électrique ; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouvert : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Duman, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë…
Quel éblouissement !
Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara :
- Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde. »

Le roman raconte l’histoire de deux enfants de « bourgeois réactionnaires » envoyés dans un camps de travail pour y être rééduqués. Les deux amis s’occupent le plus souvent de porter des excréments à travers champs à l’aide de hôtes agrippées sur leur dos. Ils essayent de ne pas tomber pour éviter que le liquide noirâtre ne leur coule sur les joues. Heureusement, grâce à leur talent d’orateur, ils partent de temps en temps avec l’accord du chef du village, à la ville la plus proche pour regarder un film. De retour au village, il rejoue le film devant une assemblée de paysans enthousiaste. Usant de divers stratagèmes, ils arrivent à vivre une vie relativement « paisible ». Quelques semaines après l’arrivée au camps, une histoire d’amour naît entre Luo, l’ami du narrateur, et la petite tailleuse du village. Une histoire cachée qui fait la part belle à la découverte insouciante de l’amour.

Mais le principal fil conducteur du livre est une valise appartenant à un fils d’enfant bourgeois habitant non loin du village de nos deux compères. Une simple valise oui, mais qui renferme un butin inestimable : des livres étrangers en version chinoise (voir la quatrième de couverture). C’est la découverte d’un magot permettant de s’évader du travail des champs et promettant un monde inconnu pavé de merveilles. Un trésor permettant de survivre par l’imagination.

Balzac et la petite tailleuse chinoise est un livre bien écrit. On y trouve tout au long de la narration une certaine fraîcheur, une candeur, une joie de l’instant présent alors que l’histoire se passe dans un camps de rééducation. La fin de l’histoire est mélancolique et nous fait redescendre du doux nuage qu’est l’insouciance de l’adolescence.

Le management interculturel

Un des problèmes que j’apprécie tout particulièrement, c’est cette notion du management interculturel. Comment faire pour se comprendre lorsque notre environnement est différent ? Être ouvert, faire preuve de tolérance et avoir une grande patience sont des qualités indispensables. J’ai lu dernièrement un livre sur le sujet qui, selon les dires d’un professionnel, est le plus complet sur le sujet. Il s’agit de l’entreprise multiculturel de Fons Trompenaars. Un livre indispensable pour toutes les personnes en contact avec d’autres pays. Il permet de comprendre des situations qui nous semblent incompréhensibles et de bien réussir des relations commerciales.

Et la semaine dernière, il y avait un article très intéressant sur le site « Aujourd’hui la Chine » sur ce sujet. Le vice-président de Siemens Chine exposait les différences fondamentales entre les allemands et les chinois. En voici les passages clés :

  • En Allemagne, on établit un but à atteindre, et on laisse le manager se débrouiller. Les Allemands ont besoin d’être libre dans la manière de faire leur travail. Mais en Chine, il faut en plus expliquer comment parvenir à ce but. C’est pourquoi en Europe la notion de travail d’équipe est importante. Là bas, la responsabilité est personnelle, alors qu’en Chine, elle est collective.
  • En Allemagne, il existe une culture du feedback et du dialogue au sein de l’entreprise qui n’existe pas du tout en Chine. Ici au contraire, les gens font attention de ne pas donner leur avis, surtout à leur supérieur, et évitent à tout prix les conflits d’opinion. Je ne peux donc pas attendre de retour honnête de la part de mes subordonnés, à moins de savoir lire entre les lignes.
  • En Chine, vous devenez amis d’abord, et ensuite, vous parlez affaires.[...] ils veulent vous connaitre dans toutes les situations : le matin au réveil, le soir, en état de pleine lucidité et aussi complètement ivre. Ensuite seulement ils estiment pouvoir vous faire confiance. Par contre, une fois que la confiance est établie, traiter avec eux est un vrai plaisir.
  • [en parlant des incompréhensions] les Français ont tendance à être directs, voir brutaux dans leurs feedbacks, ce qui est souvent considéré par les Chinois comme de la grossièreté, ou comme un manque de finesse vis-à-vis du groupe dans lequel on opère. Si l’on ne fait pas l’effort de se connaître soi-même, cela aboutit souvent à des clashs ou à des jugements de valeurs à l’emporte pièce de type ‘les Chinois sont fourbes’, etc. Il faut avoir de l’humilité.

Comme le dit la fin de l’article, il faut savoir faire de cette différence une force. La compréhension de la culture, des habitudes, de la façon de faire permet de montrer du respect à son interlocuteur mais aussi de posséder une longueur d’avance sur ses concurrents. Comme il est écrit dans le livre de Trompenaars, le meilleur produit au meilleur prix n’est pas obligatoirement le signe d’une affaire gagnée d’avance. En effet, le soin apporté aux relations avec l’acheteur s’avère souvent déterminant.

l’article complet

Les marques chinoises de la coupe du monde de football 2010

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais pour cette coupe du monde en Afrique, deux marques chinoises sont visibles le long des terrains de football.

L’une est la bière de Harbin (哈尔滨啤酒), rachetée en 2004 par la marque américaine Anheuser-Busch propriétaire de Budweiser, leader sur le marché américain. Il est a noté que Budweiser fait aussi sa publicité lors de cette coupe avec son nom écrit en alphabet latin et en chinois. Anheuser-Busch veut changer le positionnement de la bière de Harbin, d’une bière locale à une bière nationale. Un projet à long terme car il existe une multitude de bières dans l’empire du milieu et certaines sont très ancrées dans les régions. J’avais déjà constaté une grande publicité lors de l’incontournable festival des glaces de Harbin en 2009. Une publicité imposante mais qui restait tout de même cantonnée à la région de Harbin. Alors on peut se demander quel est l’intérêt de faire une publicité internationale pour la bière de Harbin ? Au début de la compétition, j’avoue avoir été un peu perplexe car le foot n’est pas le sport roi et l’équipe nationale ne jouait pas. Mais, après avoir constaté l’engouement des chinois pour cette coupe du monde, nul doute que la bière est visible dans tout le pays et même un peu plus …

La deuxième marque représentée est un peu plus surprenante. Il s’agit de l’entreprise Yingli Solar qui n’est ni plus ni moins que le premier sponsor de la FIFA pour cette coupe du monde. On évoque un budget d’au moins 20 millions de dollars pour avoir le droit de passer sa publicité 8 minutes par match (16 x 30 secondes) durant les 64 matchs de la compétition. L’entreprise est aussi présente à l’extérieur des stades pour exposer ses produits et participe à un programme pour la fourniture d’une énergie solaire à 20 centres d’entrainements en Afrique. Un vrai coup de projecteur pour cette entreprise de Baoding, dans le sud-ouest de Pékin, fondée en 1998 et qui emploie 7 000 personnes. Cette société est relativement peu connue en Chine car elle travaille principalement avec l’étranger (plus de 50% de l’activité de l’entreprise est en Europe). Un coût publicitaire important mais avec une visibilité internationale très bonne.

Cependant, ces publicités ont fonctionné sur ma personne du fait de mon étonnement de lire du mandarin sur le bord du rectangle vert. Mais vous, aviez-vous remarqué ces marques ?

PS : il y a sur le site de Yingli une vidéo qui montre la fabrication d’un panneau solaire. Il suffit d’aller à cette adresse puis de déplacer l’animation sur la gauche jusqu’à « the legend of Yingying ».

Un nouveau thème pour le site

Avec la sortie de la nouvelle version de wordpress, j’ai décidé de créer mon propre thème basé sur twenty ten. J’ai essayé de garder une certaine simplicité et un thème épuré. Cette version est sujet à modifications, notamment l’en-tête qui est à refaire. Si vous avez une critique à me faire part sur le thème, que vous relevez des soucis sur un navigateur ou que vous avez des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire sur ce post !

J’ai aussi été un peu pris par le temps ces derniers temps avec des examens et des projets personnels. Résultat, le site était au ralenti. les prochaines semaines vont être plus calme et je vais avoir un peu plus de temps pour faire vivre le site !

Red Light Revolution, le American Pie chinois

Réalisé par un australien basé en Chine, ce film indépendant ressemble étrangement à « American Pie ». Après des années de dogme communiste, le sexe est devenu tabou. L’ouverture économique de la Chine a amené une évolution des mœurs qui est de plus en plus forte aujourd’hui. Les sex-shops, souvent cachés sous le nom de « Adult health products » (成人保健) sont, bien entendu, présents en Chine.

Le film relate l’ouverture d’un sex-shop par un jeune pékinois :

    Shunzi, comme beaucoup d’autres hommes de sa génération, est un travailleur qui ne peut tout simplement pas offrir le type de vie que son épouse désire. Lorsqu’il est licencié de la société de taxi qui l’emploie, sa femme le quitte et le met à la porte de la maison qu’il venait de lui acheter. Les parents de Shunzi lui préconisent d’oublier cette histoire de « perte de face » et d’accepter n’importe quel emploi qu’il lui obtiendront. À l’insu de sa famille, Shunzi décide d’ouvrir un sex-shop.

Sortie prévue le mois prochain !

Red Light Revolution

Quelques photos du film

Musique : 张靓颖 – 画心

Zhāng Liàngyǐng (张靓颖) est un peu une Olivia Ruiz chinoise, sortant d’une émission de télé-réalité et connaissant un joli succès. Terminant à la troisième place de l’émission « Super Girl Contest », elle a réalisé la chanson 画心 (huàxīn) qui est la chanson du film 画皮 (huàpí)

Youtube :

Youku :